first_img Partager «Si on perd, vous allez écrire…»Le discours est tout à fait audible. Compréhensible même. Seulement à un moment où Tottenham, récent finaliste de la Ligue des champions, en prend sept à la maison contre le Bayern, à un moment où Bruges va accrocher le Real chez lui, le concept de l’humilité est forcément plus délicat à vendre. Les gens voient bien que l’Europe du football est sens dessus dessous, qu’on ne peut plus se fier à grand-chose. Voyez vous-même : le champion du Luxembourg vient tout juste d’aller, d’autorité, s’imposer à Chypre contre l’APOEL (3-4), dans un stade où l’Ajax a concédé le nul (0-0) en barrages de la Ligue des champions, contre une équipe qui venait d’éliminer… Qarabag (1-2, 2-0).«Seulement si l’on perd, vous allez écrire ‘Le F91 revient à sa réalité’», sourit Crasson, qui en a vu d’autres en matière de versatilité médiatique et de cote d’amour populaire. Jonathan Joubert, qui l’accompagnait hier en conférence de presse, aussi. Il a donc recentré le débat en vieux briscard du ballon rond, mais pas en habitué de ce genre de situation d’euphorie généralisée : «On est là en outsiders et cela nous convient bien. De toute façon, le plus important pour nous, c’est le championnat. On y accuse un certain retard, on est dans la difficulté et on ne doit surtout pas négliger ça.»Des chances objectivesSoit. On entend. Mais ce que personne au pays en ce moment ne veut négliger, et surtout pas ce soir, ce sont les chances objectives du F91 d’écrire un nouveau chapitre sorti de nulle part en accroissant ses chances de sortir des poules. Comprenez bien, déjà que personne ne lui accordait la moindre chance de les rejoindre il y a de ça deux mois, s’imaginer que la majeure partie des suiveurs du football luxembourgeois y croient désormais fort, est une marque de confiance qui s’assume.Si le FC Séville fait le job en Andalousie, contre l’APOEL, il y a une opération en or. Cela s’apparente à une demi-finale à gagner (ou même, quel luxe, à ne pas perdre) avant, éventuellement, de pouvoir jouer pour de vrai la qualif’ en novembre. Cela resterait un exploit, il faut en convenir, Bertrand Crasson ayant même parlé de «miracle». Mais un miracle, on prend aussi, et sans tergiverser…Julien Carette et Julien MollereauL’équipe probable : Joubert – Bouchouari, Schnell, Garos, Kirch ou Lesquoy – Pokar, Morren, Stolz, Bernier – Bettaieb, Sinani. Le F91 peut-il battre Qarabag, ce jeudi soir ? Oui. Le doit-il ? Non. Mais c’est aussi tout ce que le pays attend fébrilement. Parce que s’il ne perd pas, les portes du miracle lui seront ouvertes en grand.À bien écouter Bertrand Crasson, le seul danger qui guette le F91, c’est de penser qu’il dispose d’une fenêtre de tir grande ouverte pour battre Qarabag et suivre aveuglément ce que tout le pays commence à penser, à savoir que son équipe n’est plus forcément exclue d’office de la course aux seizièmes de finale.Toute cette histoire commence à prendre des proportions trop sérieuses à ses yeux et hier, le technicien dudelangeois, qui ne s’est toujours pas débarrassé de son étiquette d’intérimaire (Flavio Becca a dit qu’il se prononcerait après le match d’aujourd’hui) n’a voulu parler que d’une chose, sur le fond : «On n’a pas plus d’attentes qu’avant. Soyons réalistes : on est la petite équipe qui va essayer de créer des problèmes. Est-ce qu’on peut refaire le coup de Nicosie ? On va voir. Mais on veut juste vivre cette expérience à fond, amener du bonheur et de la joie de jouer. On est juste contents d’être là.»last_img read more

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first_imgSamedi 16 heures, stade Nosbaum Stolz est bien làTouché au mollet lors du match d’Europa League face à Nicosie, Dominik Stolz était annoncé douteux pour ce rendez-vous face à Mondorf. Il est finalement au poste, tout comme l’ensemble de ses équipiers habituels. À la traîne en championnat, potentiellement à 14 points du leader et à 9 du podium, le F91 abat une carte importante face à Mondorf dans l’optique d’une qualification européenne.Flavio Becca a beau avoir glissé dans ces colonnes en ce début de semaine qu’à ses yeux, le titre en BGL Ligue était «encore possible» pour Dudelange, la vérité des chiffres fait quand même mal aux sympathisants et suiveurs du F91. Alors que la mi-saison pointe le bout de son nez, en championnat, le quadruple champion en titre est largué à 11 points du leader pétangeois, 7 du Progrès Niedekorn et 6 du Fola Esch. Un écart qui peut encore grandir au gré du match en retard de ces trois clubs (Pétange – Progrès et Mondorf – Fola qui seront joués mercredi). Et voir le F91 à 9 unités du podium à la trêve est totalement envisageable. Sans oublier Differdange, toujours intercalé entre ce fameux podium et lui, trois petites unités devant.L’an dernier, ils avaient pris 10 points au Fola Forcément, dans les rangs dudelangeois, on se raccroche à d’autres chiffres. Ceux de la saison dernière. Et à la deuxième partie de saison tonitruante des joueurs de Dino Toppmöller qui, avec un beau 30 points sur 39 lors de matches retour, avaient terminé champions en surclassement malgré un début de campagne largement plombé par l’Europa League. Entre février et mars, ils avaient ainsi pris 10 points au Fola ou 12 à un Progrès qui ne semblait pas aussi costaud et stable qu’aujourd’hui.Si la mission ne paraît donc pas impossible, elle s’annonce tout de même périlleuse. Surtout que si le F91 actuel apparaît comme une machine de mieux en mieux rodée, elle ne semble tout de même pas atteindre les mêmes standards que celui de la saison dernière.Du coup, comment ne pas penser que le club dudelangeois abattra dès samedi une carte importante dans l’optique de ne pas stopper une série de qualifications européennes consécutives ininterrompue depuis 1999. «On le sait, la Coupe, c’est le chemin le plus direct vers l’Europa League. Quatre victoires suffisent», rappelle un Bertrand Crasson qui, s’il n’est là que depuis moins de trois mois, a sans doute déjà appris que la quatrième place en championnat peut aussi donner droit à l’Europe. Pour autant que la Coupe soit remportée par un membre du trio de tête. Pétange ayant déjà été éliminé par le Fola, il faudrait alors compter, en cas d’élimination, sur ces mêmes Eschois ou le Progrès. Or, quand on sait qu’aucun de ces deux clubs n’est parvenu à soulever ce trophée depuis plus de 40 ans, il est préférable de ne compter que sur soi-même.«On peut forcément trouver des raisons de tout voir de manière plus sombre, mais moi, je reste positif et optimiste», relance l’ancien défenseur international belge. «Certes, la Coupe est une compétition pleine d’incertitude et on a du retard en championnat. Mais on possède les qualités et les capacités d’accrocher quelque chose. Et d’atteindre nos objectifs coûte que coûte. Et cette Coupe en fait partie. Et on va l’aborder ce week-end avec l’esprit d’un prétendant au trophée. C’est un match où il n’y aura pas de place pour le relâchement.»D’autant plus que l’équipe de Mondorf qui se présentera samedi au Jos-Nosbaum avait plutôt fait bonne impression à l’ancien Anderlechtois lors de sa défaite 3-1 dans ces mêmes installations en octobre dernier. «Le score était trompeur. Ils nous avaient posé des problèmes et, dans le jeu, ils avaient de vraies intentions.» On se souvient même que si Patrick Stumpf n’avait pas manqué une occasion cinq étoiles à 2-0, le match aurait pu tourner de manière bien différente… «Mondorf va revenir ici en n’ayant rien à perdre. J’ai prévenu mes joueurs. Ils savent à quoi s’attendre!»Julien Carette Partagerlast_img read more

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