first_imgLa Serbie avait réduit les ambitions grand-ducales à la portion congrue dès la pause. Et pourtant, Belgrade a failli se faire refroidir.Sale soirée jeudi. Parce qu’elle ne s’est pas limitée à perdre contre la Serbie (3-2), ce qui est déjà bien embêtant puisqu’à la fin, Luc Holtz et ses gars ont même pu envisager un nul sur la pelouse de la 33e nation mondiale : c’est qu’en plus, à la Doosan Aréna de Plzen, la République tchèque a renversé une situation mal engagée contre le Kosovo (2-1) et validé son ticket pour l’Euro-2020. Personne n’en parlait vraiment du côté de la fédération et l’on doute franchement que cela bouleverse qui que ce soit, mais voilà, c’est officiel, il n’y a plus moyen de récupérer la place kosovare en demi-finale de la Ligue des nations, qui serait revenue de facto au Grand-Duché. L’envie de s’offrir un exploit majeur dans ce groupe B pour matérialiser un peu plus les progrès accomplis est sans doute passée en même temps que l’espoir fou de s’offrir un joli mois de mars à jouer, nous aussi, un billet pour l’Euro.Pas de résultats mais de bonnes nouvelles Serbie – Luxembourg 3-2 (2-0)Stade Rajko Mitic. Belle pelouse. Arbitrage de M.Gözübüyük (Pbs). 1 500 petits spectateurs environ.Évolution du score : 1-0 A. Mitrovic (11e), 2-0 A. Mitrovic (43e), 2-1 Gerson R. (54e), 3-1 Radonjic (70e), 3-2 Turpel (75e)Cartons jaunes : V. Thill (38e), Carlson (51e) au Luxembourg.SERBIE : Dmitrovic – Milenkovic, Ni. Maksimovic, Kolarov, Mladenovic – Milivojevic, Ne. Maksimovic – Milinkovic-Savic (61e Radonjic), Tadic (90+2 Lukic), Ljajic (79e Djuricic)- A. Mitrovic. LUXEMBOURG : Moris – Jans, Chanot, Hall, Carlson – L. Gerson – V. Thill (79e Sinani), Philipps (46e Skenderovic), O. Thill (61e Turpel), Gerson R. – Deville. On ne va pas pleurer, il y a plein d’autres choses passionnantes dont il faut absolument parler, au lendemain d’une défaite globalement logique, mais surtout à deux jours de la venue d’un Portugal qui n’a pas encore composté son billet pour aller défendre son titre.La Seleção l’aurait déjà en poche si le dernier tir de Serbie – Luxembourg, celui de Maurice Deville, dans les arrêts de jeu, avait attrapé la lucarne de Dmitrovic au lieu de la fuir, mais la chance a clairement décidé de se refuser au Grand-Duché en 2019. C’eût pourtant été un magnifique cadeau à faire au Portugal…Il va pourtant falloir tirer un enseignement supplémentaire de cette campagne déjà très riche en bonnes nouvelles à défaut de l’être en résultats : même si les Roud Léiwen ont enchaîné une douzième rencontre d’affilée en prenant au moins un but, ils parviennent désormais à ne plus couler définitivement dans leurs temps faibles. Et souvent, même si leur réalisme offensif reste sujet à caution, à se remettre à exister grâce à leurs temps forts. Ce double constat a été exacerbé par la soirée passée au Marakana, où rien n’a été en première période et où l’attaque a réussi à frapper en existant pourtant à minima en seconde.Les contours d’un avenir radieuxLuc Holtz avait raison de dire bien avant cette déconvenue que l’année 2019 restera belle, mais il fallait bien qu’il y ait une «pire mi-temps de la campagne» et après les 45 premières minutes de Belgrade, on n’a franchement pas eu à chercher longtemps pour la trouver.Un mois après le calvaire «amical» face au Danemark (4-0), le bloc défensif mis en place par Luc Holtz en Serbie n’a même pas eu besoin de la folle intensité mise par les Scandinaves à Aalborg pour se lézarder dans des proportions jamais vues encore dans ces éliminatoires de l’Euro-2020. Noyés dans l’entrejeu, les Roud Léiwen ont laissé déferler les vagues. Et avec un Mitrovic en état de grâce comme il l’est depuis le début de saison, cela ne pouvait que très mal finir. Dans la surface, l’attaquant de Fulham a le don de jouer de son corps pour s’offrir les positions préférentielles et ce n’est pas étonnant de le voir aujourd’hui pointer, avec neuf réalisations dans ce groupe B, dans le top 5 des buteurs les plus prolifiques du continent.Sans milieu de terrain rôdé (Lars Gerson n’y joue plus depuis des lustres et Chris Philipps manque de rythme), dans un jour sans, les Roud Léiwen ont eu le temps de se voir sombrer. Ils ne l’ont pas fait, se permettant même un sérieux retour aux affaires en seconde période. C’eût peut-être été plus difficile dans un Marakana plein et vociférant, mais c’est un détail de l’histoire. Le Luxembourg reste à quatre points mais a encore œuvré à dessiner les contours d’un avenir radieux. Il ne lui reste plus qu’à le prouver une dernière fois dimanche, chez lui, contre un Portugal qui ne viendra pas pour rigoler…Julien Mollereaucenter_img Partagerlast_img read more

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