first_img Partager Gagner le premier match d’une phase de poules à l’extérieur ? Pas si facile que ça et l’on comprend mieux, à la lumière des cinq dernières saisons d’Europa League, que le succès du F91 à Nicosie est un exploit à plus d’un titre. Déjà parce qu’il s’agit de la première victoire d’un club luxembourgeois dans un groupe, mais aussi parce seules 27% des équipes disputant la première journée à l’extérieur parviennent à s’y imposer : cela n’est arrivé que 33 fois en 120 matches.On se rappelle à quel point le Milan AC avait peiné pour disposer du F91 (0-1), la saison passée, en ouverture du groupe F ? Cela suffit à dire comment ce genre de performances n’est pas acquis. Les preuves : en 2014, le Tottenham de Lloris, Vertonghen et Kane ne ramène qu’un nul du Partizan Belgrade (0-0). En 2015, le Liverpool de Coutinho et Firmino est accroché à Bordeaux (0-0). En 2016, un Manchester United qui remportera le trophée quelques mois plus tard avec Pogba, De Gea et Rashford, est battu (1-0) par Feyenoord tandis que la Roma d’Alisson et Nainggolan s’étale à Plzen (1-1). En 2017, le Lyon de Depay et Fekir est surpris par l’Apollo Limassol (1-1). C’était au stade Neo GSP, là même où Dudelange a surpris l’APOEL…Mais 91% de réussite derrière un succès inauguralIl est donc arrivé 33 fois, ces cinq dernières saisons, qu’une équipe l’emporte à l’extérieur lors de la 1re journée. Et en général, derrière, cela se passe plutôt très bien puisque 30 de ces équipes ont fini par se qualifier au bout de cette phase de poules. Soit un taux de qualification de 91% assez phénoménal. Ceux qui se sont plantés malgré cet excellent début ? Et bien justement le Milan AC la saison passée dans le groupe F, celui du F91, devancé par le Betis et l’Olympiakos, mais aussi l’Austria Vienne en 2016, qui avait terminé dernier de son groupe après l’avoir emporté d’entrée chez les Roumains de Ploiesti, ainsi que le Besiktas en 2015, qui avait échoué à finir à l’une des deux premières places de son groupe après un succès sur Skënderbeu.À noter également que les deux tiers du temps, ce vainqueur de la 1re journée termine en tête de son groupe. Ce qu’on a toutefois bien du mal à imaginer pour le F91 en présence du FC Séville, d’autant que les Espagnols, eux aussi, ont ouvert leur campagne sur un succès loin de leurs bases, à Qarabag.9,4 ou… 8,2 points nécessaires pour passerDe combien de points un deuxième de groupe a-t-il besoin pour accéder aux seizièmes de finale de l’Europa League ? Il existe de très rares cas où 7 minuscules points ont suffi. Pour les Ukrainiens de Dniepropetrovsk en 2014, les Danois de Midtjylland en 2015 et les Russes de Krasnodar en 2016. Onze autres clubs s’en sont sortis avec 8 points mais en moyenne, il faut 9,4 points pour avoir une chance mathématique de passer, ce qui n’équivaut pas à une certitude.En gros, dans une configuration normale, il manque encore deux victoires au moins aux hommes de Bertrand Crasson.Mais il y a une exception notable à cette statistique : quand le leader de groupe est tellement au-dessus du lot qu’il prend 18 points sur 18 possibles. C’est arrivé cinq fois en cinq ans à Salzbourg, Francfort, Donetsk, Naples et au Dynamo Moscou. Dans cette configuration très spéciale, le seul de qualification est abaissé à… 8,2 points.Les perdants sont condamnés à 85%Les clubs, comme l’APOEL Nicosie, battus chez eux d’entrée de jeu (comme le F91 la saison passée), ont une espérance de passer quasi nulle : 15% de chances très exactement ces cinq dernières années puisque 28 sur 33 sont passés à la trappe. Autant dire que les Chypriotes sont quasiment hors-jeu et que Dudelange pourrait avoir le droit de se dire qu’il a une chance sur deux de passer (cela se jouerait entre lui et Qarabag, si l’on considère que Séville est intouchable). Mais cela aussi, c’est théorique.Julien Mollereau Gagner le premier match d’une phase de poules à l’extérieur est en général gage de qualification. Même quand on s’appelle Dudelange ?Oui, on parle là de clubs professionnels et autrement plus installés que ne l’est le F91, qui s’offre seulement la deuxième phase de groupe de son histoire, mais après tout, pourquoi pas ? Ces cinq dernières saisons, en Europa League, les chiffres sont parlants.27% seulement de victoires à l’extérieur d’entréelast_img read more

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