first_imgChristine Majerus a été impressionnante de vitalité. Mais la championne nationale était trop marquée par ses rivales.Après le prologue de vendredi et la large domination de Demi Vollering, tout le monde pensait que l’équipe Parkhotel Valkenburg allait gérer son avance avec sa capitaine de route, qui a montré une forme flamboyante. Avec une équipe très jeune et inexpérimenté pour gérer un maillot jaune de leader, l’équipe Parkhotel Valkenburg aura montré ses limites face à des concurrentes comme WNT Rotor, qui était un peu l’ogre de cette épreuve.Après avoir laissé filer le prologue mais surtout après s’être fait surprendre dans la première étape, l’équipe WNT s’est placée en tête du peloton tout au long de la journée pour mieux filtrer les attaques et mettre toutes les chances du côté d’un sprint de leur capitaine de route, Lisa Brennauer, qui finalement est parvenue de justesse à l’emporter au sprint devant la sprinteuse Elisa Fahlin. Dimanche, à Garnich, ce fut presque le même scénario, Riejanne Markus (CCC Liv) est passée à l’attaque durant les derniers kilomètres. Son avance a comporté jusqu’à 15 secondes d’avance, mais cette fois, le peloton emmené par WNT a réussi son pari avec le succès de Lisa Brennauer.Un marquage en règle s’est opéré et on remarquera que Christine Majerus, très forte (trop forte ?), en a fait les frais. Demi Vollering ne l’a pas lâchée d’un centimètre durant ces deux étapes en ligne. Et comme les filles de WNT ne lâchaient aucun espace, Christine Majerus multipliait les efforts sans jamais pouvoir s’offrir de l’air, comme elle nous l’expliquait après la dernière étape :Quel est votre sentiment après vos trois jours de course ?Christine Majerus : Je ne suis pas satisfaite de mon résultat final mais ma forme est bonne. Je me suis sentie bien durant les deux jours de course. Dans le prologue, j’ai eu un jour sans. Je ne pense pas qu’une de mes concurrentes aurait pu me décrocher durant ces deux jours. Maintenant, le scénario de course n’était pas non plus celui qui m’arrangeait le mieux, car ce n’était pas une course agressive.Expliquez-nous…J’ai été surprise du comportement de l’équipe WNT mais aussi de Parkhotel Valkenburg. Une chose est sûre, nous, chez Boels Dolmans, nous n’aurions pas roulé comme ça, surtout avec la victoire finale en ligne de mire ou même la victoire d’étape. Maintenant, ce fut intéressant de pouvoir suivre cela de derrière, voir ce qu’elles ont fait, mais comme je l’ai dit, ce n’est vraiment pas le genre ou la façon de rouler que j’apprécie le plus, car avec les jambes que j’ai et une course plus agressive, j’aurai pu mieux tirer mon épingle du jeu.Votre isolement vous a condamnée ?C’est clair qu’avec mon équipe au départ, ça aurait été une tout autre course. Je ne peux pas les remercier de m’avoir laissé seule, mais je dois remercier mes coéquipières de ce week-end. Elles ont tenté de m’aider et ont fait de belles prestations. Quand on regarde le classement de Claire (Faber) samedi, elles ont fait leur maximum et ont surtout pu apprendre dans un peloton de coureuses professionnelles. J’adore rouler au Luxembourg, et le Festival Elsy-Jacobs est chaque année un objectif pour moi. J’espère pouvoir être de retour l’année prochaine avec ma vraie équipe.Vous étiez la capitaine de route…J’espère avoir pu leur apporter certaines choses. J’espère surtout que l’équipe nationale de cyclisme rééditera ce genre d’idées plus souvent pour permettre aux jeunes d’évoluer dans des courses plus difficiles et de se frotter à un peloton plus expérimenté. Claire a fait une très belle étape. Nina (Berton) aussi a fait du bon boulot, maintenant, qu’elles ne voient pas l’arrivée, c’est normal, vu leur jeune âge et le fait qu’elles roulent habituellement dans la catégorie juniors. Elles sont très enthousiastes, posent beaucoup de questions pour apprendre et je suis très contente qu’elles aient montré autant d’envie.Quel bilan tirez-vous de ce début de saison ?J’ai eu un début de saison compliqué, avec deux chutes. Ce qui m’a écartée pendant un mois. Normalement, je suis en forme plus tôt. Là, j’ai dû travailler dur et je suis revenue. Maintenant je me sens bien, j’ai tout fait pour être en forme au mois de mai, donc j’espère en profiter.Quels sont vos objectifs pour les semaines à suivre ?Je vais participer à une course en Espagne, et j’espère pouvoir participer au Tour d’Angleterre. Le choix de l’équipe n’est pas encore tombé pour savoir qui va participer, mais il faut dire que l’Angleterre me réussit plutôt bien. Enfin, il y aura une course en Bretagne avec l’équipe nationale.Recueilli par Alexandre Adam Partagerlast_img read more

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first_img Partager La procédure avait été abandonnée cinq mois plus tard, faute d’éléments probants. Mais lundi un tribunal de Francfort a invalidé cette dernière décision, ouvrant la voie à un procès.Dans une procédure parallèle, les quatre hommes devront également répondre de ces accusations devant la justice suisse, comme l’avait décidé le parquet helvète il y a trois semaines.LQ/AFP Quatre anciens hauts responsables du foot vont finalement devoir répondre devant la justice des accusations de fraude fiscale en lien avec le Mondial 2006, selon une décision d’une cour allemande rendue lundi.Wolfgang Niersbach, Zwanziger, Horst Rudolf Schmidt et Urs Linsi. (photos AFP)Les ex-présidents de la Fédération allemande de football (DFB), Theo Zwanziger et Wolfsgang Niersbach, ainsi que l’ancien secrétaire général Horst R. Schmidt et le Suisse Urs Linsi, ex-secrétaire général de la Fifa, sont soupçonnés d’avoir rempli une fausse déclaration d’impôts pour 2006, l’année où l’Allemagne a organisé la Coupe du monde de football, notamment pour dissimuler un fonds secret de 10 millions de francs suisses (6,7 millions d’euros au taux de change de l’époque).Selon l’hebdomadaire Der Spiegel, qui avait révélé l’affaire en 2015, ce fonds aurait servi à acheter des voix pour obtenir l’organisation du Mondial. En mai 2018, les quatre hommes avaient été inculpés de “fraude fiscale aggravée” dans le cadre de cette affaire.last_img read more

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first_imgTerriblement marqué par le drame de la récente disparition de son père Mathis, Pol Mellina a malgré tout décidé de s’aligner sur la Route du vin, dimanche à Remich.Le 5 septembre dernier restera à jamais gravé dans la mémoire de Pol Mellina : «J’étais justement chez mes parents. Je suis rentré un peu tard du bureau, vers 19 h 30 j’ai dit à mon père que je sortais faire mon entraînement d’une heure et à mon retour, je l’ai trouvé, mort.»Les mots sont terribles. Et on a du mal à imaginer la douleur qui fut la sienne à cet instant : «C’était clairement le pire moment de ma vie», reconnaît le jeune avocat. Cette tragique disparition, totalement inattendue, a forcément eu un énorme impact sur Pol Mellina : «Ça a perturbé mon entraînement, bien sûr. Pendant une semaine, je n’ai pas pu m’entraîner correctement. Mais je n’ai jamais pensé à raccrocher», explique Pol Mellina. Partager «Je sais qu’il aurait dû être là, il aurait été présent»L’athlète du Celtic a bien travaillé pendant l’été et il a à cœur, dimanche à Remich, de montrer ce qu’il sait faire. Pour son père : «Je sais qu’il aurait dû être là, il aurait été présent. Sur cette Route vu Vin, je vais courir pour lui. Courir, c’est une forme de thérapie, ça m’aide à mettre de l’ordre dans mes idées.»Sur le plan purement sportif, en revanche, c’est avec beaucoup d’humilité que Pol Mellina se présente au départ : «C’est toujours la même histoire. Je travaille 45-50 heures par semaine et je dois me débrouiller pour m’entraîner après. Dimanche, je pars avec l’objectif de me battre pour la deuxième place.»En effet, il désigné un favori pour le titre, ni plus ni moins que le tenant du titre, à savoir Bob Bertemes : «On est coéquipiers et je peux vous dire qu’il s’entraîne pratiquement comme un pro depuis deux ans. Cette année, il en est à une vingtaine de semaines de stage, dont trois en altitude. Il a des conditions idéales pour s’entraîner. Pour comparer, vingt semaines de stage, c’est à peu près ce que j’ai accumulé lors des six ou sept dernières années.»Compétiteur dans l’âmeS’il s’estime suffisamment en forme pour viser les 1 h 10, voire un peu moins sur le semi de Remich, le Diekirchois, qui avait dû abandonner aux alentours de la mi-course l’an passé à la suite d’une contracture au mollet,  sait également qu’il n’a plus la forme de ses meilleures années : «Au meilleur de ma forme, je valais 30 minutes aux 10 km. J’en suis très loin désormais.»Compétiteur dans l’âme, Pol Mellina ne s’avoue toutefois pas vaincu pour autant. Et l’humilité n’empêche pas l’ambition : «Bob n’a participé qu’à un seul semi-marathon jusqu’à présent. J’ai pour moi l’expérience. Mais il se retrouve un peu dans la situation que j’ai connue, il y a quelques années, quand j’étais jeune et que Vincent (Nothum) et Pascal (Groben) étaient là. J’avais envie de les battre, mais j’éprouvais énormément de respect pour eux.»Un scénario connu d’avancePol Mellina sait à quoi s’attendre : « Sur la Route du Vin, on connaît le scénario. Le premier paquet avec les Africains part devant, ensuite il y a un énorme vide avant de retrouver les autres. Dans ce vide, on va me retrouver moi ainsi que Bob. Et là, il faudra voir. S’il part sur des bases très élevées, comme 3’05” au kilomètre, je ne pourrai pas le suivre, je ne suis pas capable de courir 1 h 06′ au semi. En revanche, s’il part à un rythme qui me convient mieux, on verra bien ce qui se passera. Il sait qu’il est plus fort que moi. Moi, je sais que pour le battre, il faudrait qu’il se loupe. Mais j’ai plus d’expérience, alors on verra bien. Je peux aussi m’appuyer sur lui pour tenter de faire un bon chrono.»De son côté, Bob Bertemes s’est bien préparé. Et il vise clairement la victoire : «L’an passé, je partais un peu dans l’inconnu. Désormais, je sais un peu plus à quoi m’attendre. Je sais notamment que j’avais eu trop tendance à faire attention aux autres au lieu de m’occuper de moi», explique l’étudiant en kiné, qui a splitté son année afin de se laisser du temps pour se préparer correctement. Et effectuer plusieurs stages en altitude.Bob Bertemes a attendu de voir ce qui se passait sur la Kulturlaf, dont il a remportée le 10 km au début du mois : «Le test était concluant. On a décidé de faire la Route du Vin.»Romain Haaslast_img read more

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