first_imgL’épreuve par étapes luxembourgeoises créée en 2008 passe, comme le Tour de Luxembourg, en ProSeries. Les explications avec Michel Zangerlé, membre du comité d’organisation.La course se déroulera du 8 au 10 mai 2020 avec, comme les années dernières, un prologue le vendredi soir puis une étape en ligne, le samedi et le dimanche. Elle sera à nouveau retransmise en direct via livestream.Les bonnes nouvelles se suivent pour le cyclisme luxembourgeoise, pas seulement réputé pour la qualité de ses coureurs mais aussi pour la qualité de ses organisations. Après le Skoda Tour du Luxembourg, c’est au tour du Festival Elsy Jacobs (organisé par le SAF Cessange) d’annoncer son arrivée pour 2020 dans la catégorie prisée des ProSeries (2.Pro). Michel Zangerlé, membre du comité d’organisation et responsable des équipes nous en dit plus. Ce label Pro Series vous apportera quoi de nouveau ?Pour nous c’est important d’intégrer la division juste en dessous du WorldTour, vu que nous n’y étions pas. Nous avions postulé voici deux ans déjà et après le refus de l’UCI, nous avions un peu abandonné cette idée.Quelles avaient été les raisons invoquées ?Elles étaient restées un peu floues. En fait, nous n’avions pas eu de vraie explication à l’époque. Nous avions retenu que contrairement à d’autres, nous n’avions pas relancé régulièrement. Et comme à chaque candidature, pour espérer faire partie du calendrier WorldTour, il faut payer une forte somme, de l’ordre de 1 500 euros, alors on a préféré mettre cet argent-là ailleurs. On reste un petit club. Comme notre épreuve gardait malgré tout un niveau sportif élevé, on était satisfait. Maintenant, avec cette création d’une division juste en dessous du World Tour, il convenait d’en faire partie. Pour les années futures. Et comme nous avions tout ce qu’il convenait pour en faire partie, à savoir les équipes de renom, la classe 2.1, qui était le minimum requis, comme enfin le livestream, nous étions confiants.Michel Zangerle, ici aux côtés de Christine Majerus fait partie du comité d’organisation de la course (archives Julien Garroy)Le calendrier féminin ne cesse de grossirLes frais d’organisation seront-ils plus élevés ?Oui, la licence est un peu plus chère qu’avant. Les équipes seront davantage rétribuées également. Mais cela ne nous coupera pas les jambes. S’il manque 5 000 euros au final, on saura les trouver, c’est une question de travail. On se devait de franchir le pas car la concurrence est rude en terme de dates d’organisation.L’appartenance à cette division de ProSeries est-elle un gage de pérennité ?Oui, clairement, le calendrier étant justement de plus en plus chargé. Les épreuves féminines ne cessent de croître. Ce nouveau rang était comme une évidence, il nous fallait franchir ce pas. Je me pose même la question de savoir si à l’instar du Tour de Luxembourg, on ne devrait pas changer de date à l’avenir. De notre côté, on est concurrence avec le Tour du Yorkshire (1er-2 mai 2020). Et c’est vrai qu’avec l’Amstel Gold Race (19 avril) et Liège-Bastogne-Liège (26 avril), le calendrier féminin ne cesse de grossir.Donc un changement de date peut être à l’ordre du jour après 2020 ?On y pensait déjà tous les ans, au final, on est resté sur cette date. Ce n’était pas simple jusque-là d’aller sur des dates comme celle de la Flèche du Sud et anciennement du Tour de Luxembourg, début juin. Pour des raisons de visibilité évidentes et aussi pratiques. Maintenant que le Tour de Luxembourg a changé de date, il faudra peut-être qu’on y réfléchisse à nouveau. On verra, mais la prochaine édition aura bien lieu du 8 au 10 mai 2020.Entretien avec Denis Bastien Partagerlast_img read more

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